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Alors au début, on se dit que Lou Bega nous a bien carotte en nous faisant danser sur une chanson qui ne veut pas dire grand-chose. SAUF QUE, le crooneur que l’on appelle le Bruel allemand, a choisi le mambo n°5 composé par Pérez Prado en 1949. On dit qu’il composait tellement de morceaux qu’il ne les nommait plus, mais en attribuait un chiffre. Le mambo numéro 8 fut le plus connu. Enfin, c’est sans compter sur ce bon vieux David Lubega, qui a su émerger le numéro 5 au monde entier.

- Oui donc personne n’est surpris que Lou Bega soit allemand ?

- Euh, non. Mais il s’appelle vraiment David ?

- Oui.

Oui c’est vrai, il est allemand. Et oui, il s’appelle David, comme Kendji Girac, oui.

Toujours est-il qu’il a revisité la musique avec une dose de rock, de rap, de jazz et une voix qui flirt avec les tonalités blues. Elle fut le tour du monde en 1999, année durant laquelle Céline Dion annonce vouloir faire une pause. Mytho. Année de la sortie de l’album Sans pour Sang de Johnny Hallyday et de la récompense remise à Eminem pour la Révélation masculine de l’année au MTV Video Music Awards, pour le Titre My name is. Normal.

Brwef, revenons au mambo n°5. Parce que figure-toi que David, de son nom de scène Lou Bega, n’est pas le seul à avoir flairer le tube. Bob le bricoleur, le célèbre dessin animé, a aussi créé sa version du titre qui s’est placé n°1 au Royaume-Unis et n°2 en Australie. Véridique. Pour la version de David Lubega, c’est vrai que si on n’a pas les paroles de la chanson, on ne comprend pas tout ce qu’il dit. C’est un peu comme si quelqu’un chantait avec l’équivalent de deux cocktails, appelons-les Ginto, dans la bouche. Une sorte de gargarisme à l’allemande donc.

Récompense aux NRJ Music Awards pour la chanson internationale de l’année, Mambo n°5, qui a rendu célèbre Lou Bega, était sur toutes les ondes. A l’époque, on n’avait pas Google Music, de playlist Shopify, Deezer ou YouTube, pas même de port usb sur nos ordinateurs, c’est tout juste si on avait un lecteur cd ou Mp3. Alors on l’écoutait en radios ou fichiers audio sur le pc, au Hits Machine, où les chanteurs et groupes préférés venaient nous présenter leur playback. On l’entendait sur les plateaux télé, à l’occasion de soirées karaoké avec effets lumineux, au Grand Rex avec Michou ou soirées entre amis sur une chaîne stéréo lors d’un apéro mouvementé. C’est sûr, dans ce dernier cas, la qualité sonore restait à désirer, autant que Jeannine de la compta qui revisitait la version chantée de Mamma Mia. Mais c’est ça qu’on aimait à l’époque, être avec les potos, faire la fête, écouter du hip-hop ou du Lady Gaga.

Mais Mambo five, c’est plus qu’une version karaoké branchée par un microphone, c’est une des chansons les plus écoutées et chantées du début des années 2000. Quant à l’instru, une petite pépite, la vraie mambo des année 70 y’a pas à dire, avec deux-trois ajustements audio : un mix de dance et de disco pour faire péter les watts et bouger les foules.

Cette chanson mythique nous rappelle les grands tubes de ces années cultes. Par ordre alphabétique, je nommerais, Aznavour, Joe Dassin, Iam, Freddie Mercury, Slimane, et même la bande originale du Roi Lion nous a eu (à l’enterrement de vie de jeune fille de ma copine Nicole quand on poussait la chansonnette). Si vous l’écoutez ou la chantez encore, c’est que vous êtes inscrit sur le site de versions instrumentales Karafun et que vous vous égosillez les cordes vocales en chantant des playlists de tout temps. C’est votre droit, vous avez raison après tout. Quoi de mieux que de chanter aux micros du rnb, avec Laam, du punk avec Avril Lavigne, du pop rock avec Pascal Obispo, du reggae avec Bob Marley, les joyeuses comptines de Sardou ou de la soul avec l’oncle de Ben (t’as compris ?). Tous ces titres enivrants font partis de nos chansons préférées, des tracks créées pour satisfaire nos petits tympans.

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Comme Mylène Farmer ou David Charvet à l’époque, l’icône Lou Bega a endiablé le dancefloor en boite de night, parce que le beat est bon et que son déhanché est digne d’Aya Nakamura, ou Taylor Swift. Son clip s’est vu plus de 265 millions de fois et sa chaîne Youtube nous apprend d’ailleurs qu’il a sorti un titre courant 2019 qui fut un succès planétaire. Non, c’est faux, moi-même je pensais qu’il n’avait rien fait depuis Mambo five, or il a quand même fait 7 albums. Mais je tiens à m’attarder sur l’un de ses nouveaux titres. Une reprise de Scatman, un mélange de douleur douceur auditive et de décor haut en couleur. Elle fait partie de ses vidéos Youtube si vous voulez y faire un tour. Une musique sympa, une musique qui bouge quoi. Un truc assez dingue que même Phil Collins n’aurait pas fait mieux. C’est quand même un de ses petits records puisqu’il a atteint plus de 3 millions de vues. Ce remix, qui fait trembler les maisons de disques, n’a pas touché le cœur du public français, sans doute nostalgique à la musique des années 90’. On ne l’a pas entendu non plus à la radio Nostalgie en a refusé la diffusion et que Rihanna s’est opposé à sa mise en ligne sur Soundcloud. Son dernier album est donc loin derrière le succès de son premier album. Les auditeurs se sont lassés du mambo à la sauce allemande et préfèrent écouter Snoop doggy dogg sur le jukebox. Tu m’étonnes.

 

Mais quand même, avec son site internet officiel, où il se renomme la « Star du Monde et roi du mambo » et un peu comme le retour de Rambo : The legend comes home.

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